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Extraits de récits publiés par SIGMUND FREUD, ce petit résumé donne l'avis du savant sur la question " Dans la ville de F. grandit une enfant, l'aînée de cinq filles. Elle laisse tomber un jour, de ses bras, la plus jeune de ses soeurs, encore bébé. Plus tard elle l'appellera "mon enfant". Sa mère est plus âgée que son père, elle est peu aimable. Le père, très aimant de ses filles, n'arrive pas à gagner sa vie et fait de l'aînée, sa confidente. Elle a une vie totalement droite et devient institutrice. Alors qu'elle a dix neuf ans, arrive son cousin, qu'elle épouse malgré son âge, par intérêt mais aussi par amour et le suit en RUSSIE. Le mariage fonctionne mais elle reste sans enfant, consulte un spécialiste qui veut l'opérer mais lorsqu'elle en parle à son mari, ce dernier lui avoue être stérile. Ils vivent alors en ALLEMAGNE. Elle s'effondre, ne voyant plus que trois solutions, renoncer à être mère, se séparer de son mari ou lui être infidèle. Après dix années de grandes névroses, elle décide de me consulter (SIGMUD FREUD). Son symptôme le plus frappant, était d'attacher avec des épingles de sûreté, ses draps et ses couvertures, trahissant ainsi sa peur, d'être contaminée par son mari. Elle me raconta un jour, vers l'âge de quarante ans, une expérience, vécue au début de sa dépression, alors qu'elle était, dans un hôtel à PARIS, accompagnant son mari, dans un voyage d'affaire. Un mouvement de foule dans le hall suscita son attention. Elle se renseigna et appris qu'un diseur de bonne aventure consultait dans une petite salle. Il ne posait pas de question mais demandait aux visiteurs, de marquer l'empreinte de leur main, dans un plat rempli de sable et leur prédisait l'avenir. Elle suggéra à son mari d'y aller mais il trouvait cela stupide. Dés qu'il s'éloigna, elle ôta son alliance et couru poser son empreinte dans le sable. Le diseur de bonne aventure lui prédit, qu'elle aurait des années difficiles mais qu'à trente deux ans, elle se marierait et aurait deux enfants. La prédiction ne se réalisera pas mais trente deux ans correspondent à l'âge, auquel sa mère avait eu tardivement, deux enfants et les années difficiles correspondent, au dur combat qu'elle mènera.
Je crois que de tels récits, peuvent fournir un support, à l'étude du transfert de pensées. Ici un transfert, entre l'inconscient de cette femme, qui s'identifiait dans sa mère par espoir et le diseur de bonne aventure."
SIGMUND FREUD conclut ainsi : "J'oppose une grande résistance aux questions occultes.La transmission de pensées, à l'état éveillé ou pendant le sommeil, reste le seul phénomène de ce type, auquel je peux donner un peu de crédit. C'est ce qui ressort de ma vie d'analyste et aussi de mes expériences personnelles. " |
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